Rendez-vous autour du procès des meurtriers de Clément Méric

Le 5 juin 2013, à Paris, Clément Méric, syndicaliste et militant antifasciste, mourait sous les coups de skinheads néo-nazis.

Du 4 au 14 septembre aura lieu à la Cour d’Assises de Paris le procès des agresseurs de Clément et de ses camarades présents à ses côtés ce jour là.

Parce que nous n’oublions pas que cette mort est politique et que l’extrême droite tue, nous organisons différents rassemblements :

– Mardi 4 septembre, 18h30 rue Havre-Caumartin pour la pose d’une plaque à sa mémoire

– Vendredi 7 septembre, 18h belvédère du parc de Belleville pour une réunion publique suivie d’une cantine

– Mardi 11 septembre, 18h30 au pont du Carrousel pour évoquer les victimes de l’extrême droite

– Vendredi 14 septembre, 18h30 pour une manifestation qui partira de la place de la République pour rejoindre Ménilmontant.

Nous appelons tous les camarades, tous les collectifs qui le souhaiteraient, à organiser des événements similaires tout au long du procès, afin de rappeler que l’extrême droite est un danger mortel. L’extrême droite tue, faisons son procès !

L’EXTRÊME DROITE TUE, FAISONS SON PROCÈS

Le 5 juin 2013, à Paris, Clément Méric, syndicaliste à Solidaires étudiant-e-s et militant antifasciste, mourait sous les coups de skinheads néo-nazis.

Du 4 au 14 septembre aura lieu à la Cour d’Assises de Paris le procès des agresseurs de Clément et de ses camarades présents à ses côtés ce jour là.

Qu’en attendons-nous ?
Essentiellement que la vérité soit dite publiquement sur les circonstances de la mort de Clément et que la dimension politique de ce crime soit clairement mise en évidence. Il ne doit pas y avoir d’impunité pour les crimes fascistes.

Le procès sera l’occasion d’une attention particulière des médias et de l’opinion envers la question des violences de l’extrême droite. Il devra aussi être l’occasion de déconstruire le schéma que certains discours tentent d’imposer, renvoyant dos à dos extrême gauche et extrême droite.

Tout soutien est le bienvenu.
Les audiences sont publiques : toutes celles et ceux qui le souhaitent peuvent y participer.
Il importe que le procès se déroule en toute sérénité.
Il se tiendra à l’ancien Palais de Justice, sur l’Ile de la Cité. Il commencera le mardi 4 à 9h30.
Des moments d’expression militante sont prévus dans des lieux et des moments distincts de ceux des audiences.

 

5 ANS : CLÉMENT TOUJOURS PRÉSENT

5 ANS : CLÉMENT TOUJOURS PRÉSENT
Week-end antifasciste de lutte et d’hommage.
Du 1er au 3 Juin, Paris.

Le 5 juin, cela fera 5 ans que notre camarade Clément Méric est tombé sous les coups de militants d’extrême droite. Clément est mort pour ses combats : il luttait pour le progrès social et contre toutes les formes d’oppressions ; c’était insupportable pour ses agresseurs. Profondément antifasciste, il est mort d’avoir refusé de baisser les yeux.

Cinq après sa mort, ses combats sont toujours d’actualité : le projet de loi Asile et immigration, le passage en force de Macron contre les cheminots, les attaques fascistes et policières contre les étudiant-e-s mobilisé-e-s contre la loi ORE, les violences policières dans des quartiers populaires et les discriminations structurelles nous rappellent que le racisme et l’autoritarisme sont toujours bien ancrés dans les institutions.

Leurs avancées sont faites de nos reculs. C’est pourquoi il est important de continuer le combat au quotidien, sur nos lieux de travail, nos lieux d’étude, dans nos quartiers et dans nos rues, en menant des discussions, en construisant des solidarités, en continuant de développer des résistances pour un futur égalitaire et émancipateur.

La mémoire de Clément et ses combats sont intimement liés et nous voulons les faire vivre, les faire connaître. Nous appelons toutes les personnes concernées par ces combats à converger le 2 juin 2018 place Gambetta à 12h pour une manifestation d’hommage. Elle se dirigera vers la place de la République afin de rejoindre la manifestation contre la loi Asile et immigration.
Nous souhaitons que cette manifestation d’hommage soit large, digne, ouverte à toutes et tous. Elle accueillera des mères d’antifascistes italiens, espagnols, grecs, français tués ou emprisonnés.

Premiers signataires : Comité pour Clément, Action Antifasciste Paris-Banlieue (AFA), Union syndicale Solidaires, Solidaires étudiant-e-s, Alternative Libertaire (AL), Marche des solidarités, Comité Adama, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Urgence Notre Police Assassine (UNPA), Union des Étudiants Kurdes de France (UEKF), Sorbonne Antifasciste (SIAMO), MJCF, La Horde, Collectif de Mères solidaires, Madri Per Roma Citta’ Aperta, Madres Contra la Represión, Mamme in Piazza per la Libertà di Dissenso, Collectif Quartier Libre …

Vendredi 1er Juin à La Parole errante :
(9 Rue François Debergue, 93100 Montreuil)
– Rencontres internationales / Village Antifasciste / Cantine (18h/22h)
(Collectif de Mères solidaires, Madri Per Roma Citta’ Aperta, Madres Contra la Represión, Mamme in Piazza per la Libertà di Dissenso)

Samedi 2 juin :
MANIFESTATION ANTIFASCISTE 12H / GAMBETTA
– Village antifasciste / Cantine / Concerts (18h/00h30) à La Parole errante

Dimanche 3 Juin :
– Match du MFC 1871 en Coupe de France -14h30
Stade Départemental La Motte
40/102, Av. Division Leclerc
93000 Bobigny

Nous appelons tous les collectifs antifascistes, antiracistes, individus, organisations politiques et syndicats à soutenir cette mobilisation (collage, tractage, communiqué de soutien…).

4 ans après la mort de Clément Méric, contre tous les racismes et l’extrême droite

4 ans après la mort de Clément Méric,
CONTRE TOUS LES RACISMES ET L’EXTRÊME DROITE

Il y a quatre ans déjà, le 5 juin 2013, notre camarade, Clément Méric, syndicaliste et antifasciste était assassiné à 18 ans par des militants d’extrême-droite.
A l’heure où le Front National enregistre une fois de plus des scores importants aux élections, à l’heure où le discours raciste et xénophobe se propage et à l’approche du procès de ses agresseurs, il est de notre devoir de manifester, encore une fois, notre colère.

Nous manifesterons pour rendre hommage à notre camarade, et affirmer l’actualité de ses combats. Mais ce combat contre l’extrême-droite ne se réduit pas à cette manifestation, il prend corps quotidiennement dans les luttes que nous menons.
En portant un projet de transformation sociale, en se battant pour une éducation critique et ouverte à toutes et tous, pour un travail émancipateur, nous faisons reculer l’extrême droite.

En luttant contre les licenciements, les fermetures d’entreprises, et pour les droits des salarié-e-s, nous faisons reculer l’extrême-droite.

En développant la solidarité internationale avec les peuples qui luttent pour leur auto-détermination et contre le colonialisme, nous faisons reculer l’extrême-droite.
En combattant encore et toujours le sexisme, le racisme, l’islamophobie, l’antisémitisme, l’homophobie, la transphobie, toutes les discriminations et système d’oppression, nous faisons reculer l’extrême-droite.

En nous organisant pour faire vivre notre arme la plus puissante, la solidarité, nous faisons reculer l’extrême-droite.
Nous appelons donc toutes celles et ceux qui partagent les valeurs du progrès et de la justice sociale à nous rejoindre lors de la journée de mobilisation et d’hommage à Clément et ses combats.

SAMEDI 3 JUIN
13-17h :
Ateliers, débats, village du livre antifasciste
Place de la République
17h :
MANIFESTATION

Premiers signataires : Comité pour Clément, Action Antifasciste Paris-Banlieue (AFA), Union syndicale Solidaires, Solidaires étudiant-e-s, Solidaires Groupe RATP, Alternative Libertaire (AL), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Confédération nationale du travail – Région parisienne (CNT-RP), Collectif Quartier libre, Sorbonne Antifasciste (SIAMO), La Horde, Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA), Mouvement des Jeunes Communistes (MJCF), Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), OCML-VP, Le Parti de Gauche (PG), Union des Etudiant-e-s Kurdes de France (UEKF), Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) …

 

 

« Seul-es meurent ceux-celles qui tombent dans l’oubli »

Banderole à Barcelone en hommage à plusieurs victimes du fascisme le 11 novembre dernier : « Seul-es meurent ceux-celles qui tombent dans l’oubli ».
De gauche à droite : Guillem Agulló (jeune antifa de Valence, assassiné en 1993), Francisco Javier Romero Taboada (dit « Jimmy »), Carlos Palomino, Clément Méric et Lucrecia Pérez Matos (immigrée tuée en 1992 à Madrid).
#NiOubliNiPardon

4 Juin 2016 à Paris : Manifestation antifasciste en mémoire de Clément

Trois ans après, on ne baisse pas les bras !

Il y a maintenant trois ans, le 5 juin 2013, notre camarade Clément Méric, militant syndicaliste et antifasciste, était assassiné par des membres du groupuscule néonazi Troisième Voie. Depuis, sa mort est encore présentée comme le résultat d’une rixe entre bandes dans les médias et les discours politiques, réduite à un fait divers et non pas considérée comme la conséquence de la normalisation des idéologies de l’extrême droite dans de larges secteurs de la société française. L’activisme au grand jour de groupes néofascistes, les discours ouvertement racistes et sexistes devenus la norme… ne sont que les symptômes de l’installation d’un système autoritaire, sexiste, raciste et antisocial.

Les attentats de janvier et ceux de novembre ont lancé le début de la militarisation des forces de police. L’état d’urgence, sous lequel nous sommes appelé-e-s à vivre de façon permanente, c’est surtout 3379 perquisitions pour seulement 6 procédures judiciaires pour terrorisme. Les musulman-e-s, ou supposé-e-s tel-le-s sont considéré-e-s comme une « potentielle menace terroriste » et sont rapidement devenu-e-s les cibles des politiques racistes et racoleuses censées rassurer la population. Mais ces discours détruisent des milliers de vie. Les perquisitions et les assignations, source d’humiliation, ont été d’une grande violence, physique et psychologique. Dernièrement, le débat sur la déchéance de nationalité ne fut en réalité qu’une occasion de plus pour les politiques de se concurrencer dans la parole raciste. De cette manière, le gouvernement s’est largement dédouané de toute responsabilité de son échec d’assurer la sécurité intérieure, et ont fait payer à des familles entières leur incompétence.

Cette expérience islamophobe est devenue un laboratoire de la répression de toute parole d’opposition au gouvernement. Le déchaînement de la police à la veille de la COP21 le prouve. La militarisation de l’espace public ne sont plus des fantasmes mais une réalité concrète et quotidienne. Les politiques de répression de toutes formes de contestation populaire, les acquittements systématiques dans les affaires de crimes policiers, jusqu’à l’arbitraire et la brutalité contre les populations fragiles sous couvert d’état d’urgence, et la politique de criminalisation des militant-e-s des droits de l’Homme de la campagne BDS, tout ceci n’est que l’expression publique et sans masque d’un racisme qui ronge les institutions et administrations françaises. Tout ça pour nous amener à accepter les violences policières comme mode de gestion des classes populaires.

Par ailleurs, la « crise des migrants » n’est qu’un symptôme de plus de cette Europe Forteresse qui accepte que la mer méditerranée ne devienne qu’un immense cimetière maritime pour les victimes du capitalisme et des guerres dont cette même Europe est responsable, du Mali en Syrie. Alors que la mondialisation permet la libre circulation des marchandises et des flux financiers, les être humains sont sommés de s’arrêter aux murs, enfermés dans les camps d’internement ou les prisons. L’Europe s’est créée une forteresse, préférant démanteler les camps, même par le feu, que ce soit aux frontières, à Calais ou dans nos quartiers parisiens de La Chapelle, Stalingrad et Gare d’Austerlitz.
La multiplication des attaques racistes ne font que malheureusement confirmer ce que certains annonçaient depuis des années : la victoire idéologique et politique de l’extrême droite. La mise en place de politiques xénophobes par des gouvernements n’est plus une exception mais devient la norme européenne.

Les mobilisations contre la loi travail révèlent le ras-le-bol face à la destruction programmée des acquis sociaux et face à la précarité comme norme sociale. Elles sont la réponse à toutes celles et ceux qui pensent que la résignation et l’individualisme ont gagné. Les violences policières et la répression exercées contre ces mobilisations mettent en lumière ces pratiques qui sont fréquentes dans les quartiers populaires et tabous dans le reste de la société. Plus la situation sociale va se durcir, plus les violences policières vont se multiplier. Ces politiques sécuritaires et racistes sont le pendant de la guerre sociale, la précarité et l’insécurité sociale comme moyens de gouvernance qui régit notre société.

Parce que nous n’avons rien oublié du sourire de notre camarade ni de ses combats, parce que nous n’avons rien pardonné de l’infamie des fascistes qui l’ont tué et du système qui les produit, parce que nous n’entendons pas laisser sa mémoire aux mains des juges et des journalistes à l’occasion du procès qui approche, nous appelons à une manifestation antifasciste le samedi 4 juin 2016 à 14h à Stalingrad.

Face à la répression, au racisme et à l’extrême droite : autodéfense populaire !

Un an après, la solidarité ne faiblit pas!

La manifestation parisienne marquant les un an de la mort de Clément a réuni environ 8 000 personnes, hier, de la Bastille à Gambetta. Les manifestant.es, rassemblé.es dans des cortèges politiques, syndicaux, associatifs, ont martelé des slogans de solidarité avec les sans papiers, les victimes de crimes policiers et/ou sexistes, les militant.es visé.es par la répression.
D’autres rassemblements et manifestations ont eu lieu dans une cinquantaine de villes, en France et ailleurs.

Manifestation antifasciste - Un an après la mort de Clément