Une banderole pour Clément pendant la manifestation de la marche pour l’égalité [vidéo]

Le 3 décembre 1983, 100 000 personnes manifestaient à Paris, concluant une Marche partie de Marseille le 15 octobre. Décidée par un groupe de marcheurs issus des cités de la banlieue lyonnaise, cette Marche pour l’égalité des droits et contre le racisme marqua l’émergence d’une nouvelle génération, celle des enfants d’immigrés. Elle fût organisée suite aux crimes racistes, aux violences policières, et à une campagne électorale marquée par la xénophobie et l’idéologie sécuritaire qui vit, comme à Dreux, des alliances avec le Front national.

Elle prolongeait à sa manière, les luttes menées dans la décennie précédente par les travailleurs immigrés pour l’égalité des droits. Les « invisibles » devenaient des acteurs à part entière de la société française. Notre Marche ne s’est pas terminée le 3 décembre 1983. Nous n’avons jamais cessé de marcher et de lutter. Même si nous avons remporté des victoires ou obtenu quelques avancées, la situation des immigrés et de leurs descendants, dont beaucoup sont français, n’a cessé de se dégrader. Les habitants des quartiers populaires d’aujourd’hui sont confrontés à des situations plus dures qu’en 1983. »Watch Full Movie Online Streaming Online and Download

Face à cette situation, une marche pour l’égalité et contre le racisme a été organisée le samedi 7 décembre dernier.

Au cours de cette manifestation une banderole à été déployée sur le trajet pour rappeler le meurtre de Clément il y a 6 mois ; cette initiative s’inscrivait dans la continuité de la convergence des luttes entre les organisateurs de la marche et l’antifascisme radical

« Nous sommes tou-t-e-s des enfants d’immigré-e-s » – Paris, Marche pour l’Egalité et contre le racisme par Agencia SubVersiones.Watch movie online The Transporter Refueled (2015)

La vidéo a été réalisée et diffusée par des membres du collectif mexicain SubVersiones  merci à eux pour la réalisation et la diffusion ; le projet de SubVersiones se définit comme une « agence autonome de communication », ou un « média libre ». Son but est de créer une contre-information, de la « désinformation », en réponse aux médias de masse et médias commerciaux en général mais plus largement de proposer une autre forme de faire de la communication, de par la production de contenus indépendants et engagés avec les processus et mouvements populaires qui cherchent à construire des conditions plus justes et dignes. C’est une initiative qui vise à agir par le bas, en collaboration avec les initiatives populaires : plus que de parler d’eux, de parler pour eux, notre objectif est de créer d’autres rapports, notamment de solidarité avec les multiples luttes qui existent aujourd’hui. Nous ne nous considérons pas comme « en dehors » (ce qui bien souvent revient plus ou moins à se considérer comme « au-dessus ») des mouvements populaires mais comme partie d’eux : les outils que nous avons à dispositions sont en quelque sorte notre manière de participer, d’apporter notre petit grain de sable.